Le professeur Gégard Ledoigt (à g.) et
Nicolas lefebvre.
"L'association HARPE Chevreuse a accueilli un scientifique qui a fait des recherches sur les ondes électromagnétiques mais dont le laboratoire a été dissous. Le professeur Gérard LEDOIGT,
chercheur à Clermont-Ferrand, avait fait la une de l'actualité en 2007, en s'interrogeant sur l'effet des ondes électromagnétiques sur les végétaux. "Nous avons remarqué que les plantes soumises à des ondes de 5 V/m répondaient au bout de 5 à 10 minutes mais nous n'avons pas
pu affiner la notion de seuil ni poursuivre nos études sur les fréquences", a évoqué le professeur à Chevreuse... Le professeur a demandé à ses confrères scientifiques de
"prendre du recul par rapport au postulat. On veut de la transparence, que tout soit dit pour que la confiance revienne. On met
10 ans pour mettre en circulation un médicament mais un téléphone portable sort comme ça!", a insisté le scientifique. A ses côtés, Nicolas
Lefebvre, l'auteur de l'ouvrage "Portable: Attention danger!" a regretté "un dysfonctionnement dans l'expertise sanitaire, il n'y a aucune étude épidémiologique en France alors le
doute persiste. Il ne s'agit pas de supprimer la technologie mais d'appliquer le principe de précaution. La justice le fait à travers ses décisions, ce que refuse l'Etat" devant un
public convaincu, sans contradicteur. "Il faut se battre car les ondes, ça ne se voit pas. Dans les voitures, les gens laissent les portables allumés, les enfants en prennent plein la
tête et à côté de cela, ces gens sont bio" a regretté une participante. Dans la salle, l'auteur qui a enquêté auprès des scientifiques, des opérateurs et des autorités a retrouvé des
victimes à l'image du Chevrotin Lucien Lalau. "Le dormais avec un portable près de mon oreille gauche pendant 8 ans. J'ai la glande salivaire cuite et une tumeur. J'attaque aujourd'hui au
pénal les industriels!", a témoigné l'homme.>>
Philippe Cohen, les Nouvelles de Rambouillet, mercredi 17 février 2010
